Gabriel Dantragues, Histoires d'amour et d'argent, par Gabriel Dantragues (1859)
“ N'ayant à lui reprocher qu'un excès de tendresse et de désintéressement, tu finirais par l'aimer, si tu ne t'obstinais à voir dans tes relations avec elle un sacrilége, une profanation qui n'existe que dans ton cerveau. L'âme d'Elodie est dans le sein de Dieu. Cette vierge sans tache, qui n'a pas connu la jalousie sur la terre, ne peut la ressentir au ciel, où l'amour est pur comme la source dont il émane. Selon moi, tu peux aimer Célestine comme elle le mérite, et conserver dans le sanctuaire de ton coeur un sentiment d'une essence plus sublime et plus délicate, digne de ta céleste fiancée. ”
