Toussaint Nigoul, Isabelle Ducos, histoire parisienne (1875)
“ Et tout cela, c'était l'oubli, le bonheur, l'honneur de ma vie ! 108 ISABELLE DUCOS. Un coup de poignard dans le coeur m'aurait moins terrifiée. A l'âge où le coeur s'ouvre sous le premier rayon d'amour, avoir rencontré, sur son chemin, un homme qui, d'un regard, a tout bouleversé en vous, le coeur, l'âme, l'esprit ; s'être donnée à lui aveuglément, sans hésitation, sans défiance; pour lui, avoir oublié sa mère, son frère, le monde, Dieu ; l'avoir envisagé comme le modèle de toutes les vertus; s'être bercée, à son endroit, des rêves les plus beaux, des pensées les plus consolantes ”
