Émile Zola,
Le voeu d'une morte (2, [2e édition…
(1866)
“ Il regardait Jeanne avec extase, il s'anéantissait peu à peu dans une adoration dernière. - Mais vous ne pouvez mourir ainsi ! mais je vous aime ! cria follement la jeune femme. Daniel eut un brusque réveil. Ses yeux s'agrandirent, il se dressa sur son séant, et, d'une voix effrayée : - Ne dites pas cela, reprit-il. Vous me faites mal, vous êtes méchante. Ayez pitié... Je veux m'en aller sans désespoir. — Je vous aime, je vous aime! répétait Jeanne avec force. — Non, cela ne peut être. Vous mentez; vous croyez que je souffre, et vous voulez me consoler. ”
