Émile Zola,
Le Vœu d’une morte
“ Il prit la main de Jeanne. « Nous prétendons nous aimer, et nous ne sommes que des enfants, dit-il. Nous n’avons pas encore eu une pensée pour l’homme qui nous a donnés l’un à l’autre. Il pleure loin de nous, tandis que nous sommes ici à passer des heures tendres, dans notre égoïsme d’amants. Il faut que vous sachiez tout, Jeanne, car nous ne devons pas être des cœurs mauvais. Ces lettres viennent de m’apprendre la vérité... Écoutez l’histoire de Daniel. » Et, simplement, il dit à Jeanne ce que son ami lui avait confié. Il lui conta cette vie généreuse, toute de sacrifice et de tendresse. ”
