Alix Bressant,
Une paria
(1865)
“ Je vous aime tant, Jeanne, que j'ai peur et frissonne à la vue de votre jeunesse, de votre beauté, de votre talent; ayez pitié de ma folie, soyez dure et terrible; laissez-moi mourir sans espoir à vos pieds, aujourd'hui, plutôt que de m'y voir succomber lentement dans l'avenir sous les glaces de votre indifférence. — Relevez-vous, Raymond, Jeanne vous aimait aussi ! et c'est la Farnina qui veut se donner à vous tout entière. Sur la mémoire de ma mère, je jure de vous aimer toujours! Sachez bien, continua la jeune fille, que si vous m'oubliiez un seul jour, je sens que j'en mourrais. ”
