Arsène Houssaye,
Les Mille et une nuits parisiennes…
(1879)
“ Il n'y a pas de bonheur sans chiffres. – Dans les autres nations l'homme ne s'inquiète pas du lendemain ; pour lui l'amour – est de l'argent comptant, la dot c'est la beauté, c'est le coeur, c'est l'esprit ; mais en France on a peur du lendemain comme d'un créancier ; on ne songe pas à capitaliser son bonheur, mais on songe à capitaliser ses revenus. On s'arrange – dans sa vie comme dans une forteresse qu'on ne veut pas laisser prendre par la misère. On a si peur de la mauvaise fortune qu'on ne laisse pas de place à la bonne fortune ; l'argent fait faire plus de lâcheté que l'amour lui-même. ”
