Arsène Houssaye,
Les trois duchesses. Tome 2
(1878)
“ Tu m'es restée avec Léonie, toi la plus belle, toi la meilleure ; vous avez été la vraie joie de ma vie, car Léonie a été charmante comme toi, jusqu'au jour où elle s'est envolée. Si elle m'a fait du chagrin, c'est sans le vouloir. Et maintenant, qu'arrivera-t-il ? Le duc de Marigny voudrait toujours t'avoir auprès de lui ; mais à quel titre ? Nous n'oserons jamais lui dire que tu es sa fille, non-seulement pour ne pas briser son coeur par les regrets, mais aussi dans la peur de Mathilde ; il faut tout craindre d'une nature aussi perverse et aussi ombrageuse. ”
