Arsène Houssaye,
Mademoiselle Cléopâtre : histoire parisienne…
(1864)
“ Il entra dans sa chambre. — Chez ma soeur c'est le paradis, dit-il ; ici, c'est l'enfer. En effet, cette chambre était un enfer par le désordre, par les mauvais livres, par les tableaux licencieux; on y respirait une odeur de cigares, de bouquets fanés, de patchouli. Le vice a son parfum comme la vertu. Après avoir fermé la porte, Max déposa son pistolet sur sa table de nuit, le regarda longtemps et leva les yeux au ciel. — C'est horrible, dit-il. Je n'ai pas vingt-quatre ans. Tout ruiné que je suis, je suis riche encore, je suis beau, je suis aimé. O Cléopâtre ! ”
