Arsène Houssaye,
Lucie, histoire d'une fille perdue…
(1873)
“ Lucie était son oeuvre, mais Lucie n'était plus à lui. Il eût peut-être éprouvé la même volupté à entendre les sifflets éclater autour d'elle. Ceux qui s'indigneront de le voir si lâche en cette passion qu'il ne pouvait vaincre, ont peut-être passé à côté des passions sans les traverser. Il ne faut pas oublier que Lucie était belle. — Ni âme ni coeur, dira-t-on. — Mais les chefs-d'oeuvre de l'art ! Et puis, si elle ne l'avait pas aimé, il croyait qu'elle l'avait aimé : en amour, la réalité n'est rien, l'illusion est tout. ”
