Arsène Houssaye,
Les courtisanes du monde. T. 4
(1870)
“ Le baron lui prend la main et la secoue comme un prunier. – Madame, je sais tout. Elle continue à pleurer, c'est toute sa réponse. Le baron sort. Quand il rentre, il ne parle à sa femme que pour lui parler du bouquet. Elle espère le ramener. Elle essaye un sourire à travers ses pleurs, mais il ne veut ni du sourire ni des larmes. – Madame, il y a abîme entre nous. La jeune femme est trop fière pour s'humilier. L'amour qu'elle avait pour son mari n'est plus qu'une arme aiguë qui lui déchire le coeur. Elle pâlit, elle se penche, elle s'étiole sous le chagrin. ”
