Arsène Houssaye,
La Robe de la mariée
(1869)
“ Anna baissa la voix. – Je trouvai le duc de Santa-Cruz. – Santa-Cruz ! Quoi ! ce n'était pas le marquis de Monthiers ? – Le crime est-il donc plus grand avec M. de Santa-Cruz qu'avec le marquis de Monthiers ? Raoul se mordait les lèvres jusqu'au sang. – Parle, reprit-il, j'aurai du courage dans ma lâcheté. — Je parle, puisque tu me l'ordonnes. Il y avait longtemps déjà que le duc, comme le marquis, s'évertuait à me prouver que rien n'est beau que l'amour d'où qu'il vienne ; que le mariage n'est qu'une station ; que pour être fidèle à l'amour, il faut tromper son mari ou son amant. ”
