Arsène Houssaye

Arsène Houssaye

Résumé

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye,  La Robe de la mariée (1869)

“ Anna baissa la voix.
– Je trouvai le duc de Santa-Cruz.
– Santa-Cruz ! Quoi ! ce n'était pas le marquis de Monthiers ?
– Le crime est-il donc plus grand avec M. de Santa-Cruz qu'avec le marquis de Monthiers ?
Raoul se mordait les lèvres jusqu'au sang.
– Parle, reprit-il, j'aurai du courage dans ma lâcheté.
— Je parle, puisque tu me l'ordonnes. Il y avait longtemps déjà que le duc, comme le marquis, s'évertuait à me prouver que rien n'est beau que l'amour d'où qu'il vienne ; que le mariage n'est qu'une station ; que pour être fidèle à l'amour, il faut tromper son mari ou son amant.
”
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye,  La Robe de la mariée (1869)

“ On dit que l'amour est une servitude ; la servitude, n'est-ce pas plutôt tout ce qui nous arrête dans la passion ?
Depuis qu'elle aimait Santa-Cruz, madame de Stavillier maudissait son esclavage. Si elle avait une heure d'amour, c'était une heure volée ! Ne viendrait-il donc pas un temps où elle aurait tout un jour à donner à sa passion ?
Tout un jour ! Qu'est-ce que cela ! Ne pourrait-elle donc, comme tant d'autres, s'endormir le soir et se réveiller le matin, cachant dans ses cheveux la figure de son amant ?
N'aurait-elle pas aussi ces douces heures du
farniente amoureux ?
”
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye,  La Robe de la mariée (1879)

“ L'amoureux eut beau intervenir, le tailleur de pierres ne lâcha pas prise ; il se mit entre les deux et dit à la belle voyageuse :
– Je ne suis qu'un ivrogne, mais j'ai du coeur et j'ai le vin bon ; tandis que toi, coquine, tu as eu le vin mauvais, – du si bon vin ! – Tu n'as fait que la ruine autour de toi : Tu as ruiné le notaire, tu as tué son fils, tu as tué sa fille, tu as martyrisé sa femme, qui va mourir, car Dieu l'a prise en pitié.
Lia ne trouvait pas un mot à dire.
– Et tes soeurs ! c'est toi qui les as perdues.
– Lia voulait se dégager, mais l'ivrogne tenait bon.
”
Source : Gallica

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