Louis Chadourne,
Le pot au noir
(1923)
“ Suit un fumeux crépuscule, riche de nuages moirés, aux couleurs vénéneuses, où le violet, un violet morbide irisé d’or et de pourpre domine, parmi des îles vertes, de grands lacs translucides et d’étranges flammes sombres qui semblent sortir de la mer. Un élément qui n’est ni la terre ni l’eau, mais la vase, rassemble les clartés éparses dans le ciel et sur l’océan, étale des nappes de soie et des velours damassés lisses, chatoyants de pourpre malsaine, de roses de pourriture, de jaune de soufre. ”
