Résumé

Louis Legendre Ce que disent les fleurs : poésies (1891)

Un jour, sans motif, sans une querelle, D'un autre amoureux elle se nantit!
J'aimais le jasmin quand j'étais petit, Et très galamment j'en cueillais pour elle.
Que de fleurs, hélas! on perd en chemin!
L'enfance elle-même a déjà ses drames.
A trop heureux jour, triste lendemain!
Que de fleurs hélas! on perd en chemin !
J'ai depuis aimé beaucoup d'autres femmes, Je n'ai plus jamais cueilli de jasmin !
Que de fleurs, hélas ! on perd en chemin ! L'enfance elle-même a déjà ses drames !
LA ROSE
Elle est charmante, cette Rose, Avec son petit air dolent !
Source : Gallica

Louis Legendre Ce que disent les fleurs : poésies (1891)

Les Violettes ne sont pas Tout simplement des fleurs écloses, Beautés hautaines, sous vos pas.
Ce sont les âmes — (l'une d'elles Tout-à-l'heure me l'a conté) — Des amants obscurs et fidèles Qu'a tués votre cruauté !
Et de là vient leur sombre extase, Lorsque, dans la mousse des bois, Votre petit pied les écrase- Et les tue encore une fois :
Car, libre de l'ancienne honte, Ne craignant plus d'être importun, Tout leur amour s'exhale et monte Vers vous dans un dernier parfum !.
Source : Gallica

Louis Legendre Ce que disent les fleurs : poésies (1891)

On célébrait la fête de Julie d'Angennes au mois de décembre, et de là cette phrase exquise de Gaignières : « Comme cette fête arrivait dans un temps où la terre ne produit pas assez de fleurs au gré des amants, M. de Montausier suppléa à la stérilité de la saison par cette guirlande. »
Que les temps sont changés! M. de Montausier n'aurait plus besoin aujourd'hui de suppléer à la stérilité de la saison. Il en est à présent des roses comme de l'amour : elles sont de toutes les saisons.
Source : Gallica

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