Fulbert-Dumonteil

Fulbert-Dumonteil

Résumé

Portrait de Fulbert-Dumonteil Fulbert-Dumonteil Les fleurs à Paris (1890)

La rose fait vis-à-vis à l'abricot, le jasmin à la framboise, l'oeillet à la fraise, et tandis que les prunes et les pêches vous font venir l'eau à la bouche, le parfum de mille fleurs vous monte doucement à la tête.
Mais voici la bouquetière, qui, de son comptoir
où elle détaille le printemps et l'été, vous sourit et vous appelle : « Venez donc m'acheter de belles fleurs ! »
Proprette, gracieuse, accorte, avenante, presque toujours jeune et souvent jolie, la bouquetière des halles est un type aussi curieux que charmant.
Source : Gallica

Portrait de Fulbert-Dumonteil Fulbert-Dumonteil Les fleurs à Paris (1890)

Cette société, composée de jeunes filles, a pour but d'entretenir les fleurs des chapelles pauvres et des autels nus, comme autrefois les vestales entretenaient le feu sacré des temples païens.
Cette société ne dure que le mois de Marie, et sa gracieuse mission se renouvelle à chaque printemps, comme le bouton des roses et le bourgeon des chênes.
Elle ne fait pas plus de bruit dans le monde que ne le font, dans les champs et dans les prés, l'oiseau qui s'envole ou le grillon qui chante, la brise qui passe, la fleur qui s'épanouit, la feuille qui tombe.
Source : Gallica

Portrait de Fulbert-Dumonteil Fulbert-Dumonteil Les fleurs à Paris (1890)

C'est le campement des roses et des marguerites, des violettes et des giroflées ; un comptoir s'improvise entre deux chaises, et des pots de fleurs s'alignent tout du long, selon la taille des arbustes, en tuyaux d'orgues, comme des enfants sur un banc d'école.
C'est un marché aux fleurs, l'une des choses les plus curieuses et les plus charmantes de Paris.
Il n'y avait jadis que trois ou quatre marchés aux fleurs ; aujourd'hui, chaque quartier a le sien, comme il a son église et son école.
Rien de frais, de riant, de mouvementé comme ces halles aux fleurs.
Source : Gallica

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