Hugues Le Roux

Hugues Le Roux

Résumé

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Roux. Les Fleurs à Paris (1890)

Heureusement que le trotteur allonge et que de la halle au boulevard le trajet est court, car on mourrait vite dans cette petite boîte capitonnée, avec ces brassées de fleurs, sous les pieds, sur les genoux, qui, énervantes, vous chatouillent le cou et le visage, obscurcissent les vitres, s'ouvrent dans l'atmosphère échauffée par la présence de nos deux corps, jettent toutes ensemble des parfums soûleurs qui montent au cerveau comme un vertige.
Source : Gallica

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Roux. Les Fleurs à Paris (1890)

Non ! Il a toujours bon pied, bon œil. Il ne veut pas quitter le carreau des halles, où il est monsieur Gros-René, - gros comme le bras.
Quand il paraît à l'enchère, les cours de la « parme » et de la a russe à montent tout de suite d'un sou. Les marmottes s'écartent pour le laisser passer au premier rang. Il peut
enfoncer les deux mains dans les paniers sans que le crieur lui dise : — « Ne chinez pas ! »
Il est Gros-René, et sa popularité est immense. La prochaine fois que vous traverserez la place de la Trinité, cherchez-le donc un peu des yeux et achetez-lui un bouquet de violettes.
Source : Gallica

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Roux. Les Fleurs à Paris (1890)

Au milieu, sur une colonne, un bouquet d'iris noirs dans un vase de cristal. Point de rubans, point de dentelles, point de corbeilles dorées. C'est pourtant ici la rareté unique, la fleur inconnue, qui pourrait sans sacrilège couronner l'or massif du Grâal. Des vies
humaines se sont épuisées dans sa recherche.
Source : Gallica

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