Résumé

Le Bon Marché Les modes de Paris depuis Louis XVI d'après les documents de la Bibliothèque Nationale pour la… (1910)

Sur le développement des paniers se drapent des falbalas de gaze. Un peu courte devant, la jupe laisse voir les souliers de drap d'or perchés sur leurs talons démesurés, étincelant sur le cou-de-pied de la boucle en brillants et laissant deviner sur la couture du quartier la ligne d'émeraudes du renez-y-voir. Le corsage gaine a sa pointe ornée d'une chute de noeuds où se jouent des girandoles de diamants : cela aussi la Reine l'avait d'abord écarté : les bijoutiers ont eu des lamentations, les dames de la cour ont supplié, la reine a cédé : résiste-t-on à la parure à son âge ?
Source : Gallica

Le Bon Marché Les modes de Paris depuis Louis XVI d'après les documents de la Bibliothèque Nationale pour la… (1910)

Ce sont les modes que va trouver le second Empire : il va les exagérer terriblement : les corsages vont s'étriquer de plus en plus, presque sans ornements: en revanche, les manches vont s'élargir du bas, en pagodes avec manches intérieures en linon brodé (ceci charmant) et la jupe — ah ! la jupe est ballonnée par la crinoline — la voici lancée, désormais, pendant d'interminables années elle va s'étendre, atteignant jusqu'à 5 mètres de tour: la femme est transformée en sonnette, et cependant la souveraine est la plus belle de l'Europe et sa taille est divine !
Source : Gallica

Le Bon Marché Les modes de Paris depuis Louis XVI d'après les documents de la Bibliothèque Nationale pour la… (1910)

Mais il y a les audacieuses, les belles dames romantiques : c'est le temps d'Hernani et de la Tour de Nesle ; alors cette fongueuse jeunesse de se composer des ajustements d'un moyen âge délicieusement faux et tout à fait risibles; la Renaissance ne sera pas mieux traitée que le gothique et Dona Sol en manches à gigot pourra marcher de pair avec la belle Ferronnière coiffée à la chinoise avec accroche-coeurs aux tempes et peigne à la girafe. Romantiques aussi les amazones à la jupe traînant presque dangereusement à terre, au chapeau en feutre soyeux enroulé du long voile de gaze.
Source : Gallica

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