Henri Gelin

Résumé

Henri Gelin Costumes poitevins (1896)

PLANCHE 1
Le costume de la Grisette, c'est-à-dire de la citadine peu fortunée, ouvrière, petite commerçante, femme de ménage, aura tantôt achevé de disparaître de toutes les villes. Il reste à Niort près d'une centaine de femmes, toutes au moins sexagénaires, qui demeurent fidèles à l'ample coiffe blanche de leur jeunesse. La grâce qu'elles ont à la porter fait regretter que leurs filles et petites filles l'aient dédaignée et remplacée par des chapeaux de « dames ».
Source : Gallica

Henri Gelin Costumes poitevins (1896)

Dans le second type de vêtement, les femmes ne portent pas la jupe courte ni la manche retroussée. Leur bonnet, en outre du serre-tête qui englobe le chignon, comprend deux pièces superposées, dont l'une forme, en arrière et en haut, une petite pyramide écrasée au sommet, et dont l'autre s'étend, sur les côtés, en deux rangs d'ailes tuyautées, qui lui donnent une certaine ressemblance d'aspect avec les coiffes Angevines.
Le costume des hommes à terre n'offre guère d'autre particularité que la brièveté de la blouse et l'usage courant des bérets.
Source : Gallica

Henri Gelin Costumes poitevins (1896)

Dans le Nord-Est de la région thouarsaise apparaissent fréquemment les bonnets tourangeaux (la tourangelle) , caractérisés par une sorte d'étranglement central qui fait saillir la partie postérieure, et par un ruban qui fait le tour du bonnet et porte un nœud placé sous le chignon.
Dans l'ancien costume thouarsais les côtés du corsage se rattachaient, en avant de la poitrine, à l'aide de deux rubans entrecroisés au-dessus d'une pièce, et le mouchoir de cou poitevin s'étalait sur les épaules.
Il faut, là comme ailleurs, faire son deuil de beaucoup de vieilles choses jolies.
Source : Gallica

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