Gabriele D'Annunzio,
Le feu
(1919)
“ Très belle , en vérité , cette coupe , et mystérieuse comme les choses naturelles , conservant dans sa concavité la vie du souffle humain , rivalisant par sa transparence avec les eaux et les cieux , pareille en sa frange violette aux méduses errantes sur les mers , simple , pure , sans autre ornement que cette frange marine , sans autres membres que son pied , sa tige et sa lèvre . Et pourquoi elle était si belle , personne n' aurait pu le dire , ni en un mot , ni en mille . ”
