Résumé

Honneur militaire : Italie 1859… (1908)

Sans avoir une nature d'exception, Le Brieux était doué de capacités qui pouvaient aider singulièrement sa position d'officier de marine : le vouloir, la résolution, l'initiative, le sangfroid nécessaire à celui qui doit commander.
On l'a vu courageux jusqu'à la témérité, résolu, enthousiaste et dévoué à ceux qu'il aimait, malgré une certaine réserve particulière aux natures délicates, trop sensibles. Dans un ordre différent, le goût des lettres, une culture d'esprit sérieuse et variée, lui donnaient de réelles satisfactions. Artiste, il le fut dans le sens qui
rend l'homme défiant de soi.
Source : Gallica

Honneur militaire : Italie 1859… (1908)

Les journaux donnèrent le chiffre des combattants, nommant les officiers blessés ou morts. Parmi les premiers nous vîmes le nom de Le Brieux, précédant ces mots : « blessé très grièvement d'une balle dans la poitrine, mis à l'ordre du jour ». Comprenez, si vous le pouvez, ce qui se passa en nous. Figurez-vous les heures qui suivirent, puis les journées, les nuits, les semaines. Nous avons vécu ainsi pendant un mois, trente jours!.
La vie semblait suspendue à un seul espoir, et cet espoir s'affaiblissait avec le temps qui passait. « S'il est mort, j'en mourrai », disait mon père.
Source : Gallica

Honneur militaire : Italie 1859… (1908)

Sans promettre de laisser son épée au fourreau, il refusa de la rendre au commandant général (ô brave cœur) ; devant cette fierté farouche, l'ennemi s'inclina.
On doit comprendre ce qu'il éprouva de toutes les phases de la guerre, de sa durée, de son issue, et, pour rappeler la touchante parole de M. de Carné, atteint d'un chagrin semblable : « Rien ne lui fut épargné, ni la souffrance comme Français, ni celle qu'il ressentit comme père. » Cependant, cette dernière crainte s'atténua lorsqu'il vit son fils reprendre la liberté de ses mouvements.
Source : Gallica

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