Résumé

J. Aymard Souvenirs de l'armée d'Orient… (1858)

La mort a enlevé à la tranchée, le 23 juillet 1855 , le marquis de Villeueuve-Trans, qui, entraîné par un élan irrésistible, renonçant à la carrière diplomatique, où il promettait de se distinguer, et s'arrachant à la tendresse d'une mère désolée, allait, à vingt-neuf ans, réclamer comme simple soldat sa part de gloire et de dangers au milieu de notre brave armée d'Orient. Nommé caporal au 3e régiment de zouaves, et bientôt sous-officier, il n'ambitionnait pas d'autre position que celle où il pourrait déployer ce zèle, ce courage, ce dévouement dont il était animé.
Source : Gallica

J. Aymard Souvenirs de l'armée d'Orient… (1858)

Sans doute il eût été plus beau pour lui, en apparence., de mourir sur le champ de bataille, au milieu d'une action glorieuse ; mais le courage ne se mesure pas à l'éclat d'une gloire éphémère. La vertu du gentilhomme consiste à se dégager de tous les hochets dont la vanité humaine s'entoure pour être grand par luimême , grand par la force de son cœur, grand par la générosité de son dévouement, grand surtout par la noble énergie de sa foi qui lui fait mépriser toutes les aises de la vie et donner jusqu'à la dernière goutte de son sang pour assurer le bonheur de son pays.
Source : Gallica

J. Aymard Souvenirs de l'armée d'Orient… (1858)

Je m'abandonne avec bonheur à la volonté divine, je suis fort de la confiance que j'ai à la grandeur et à la bonté de Dieu; aussi je supporte ce qu'on appelle fatigues, dangers, sans murmurer et toujours avec calme. Si quelquefois je me sens un peu faible, soit de force physique, soit de force morale, je jette un regard vers le ciel, j'adresse une prière à notre bon Père suprême, et toutes mes forces reviennent ; plus d'émotion alors, les éclats de bombes et d'obus, la mitraille et les biscaïens, les boulets et les balles ne me sont plus rien.
Source : Gallica

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