J. Aymard

Élements biographiques

J. Aymard Les vertus militaires (4e édition… (1871)

Touchée d'un si digne objet, sa grande âme se déclara tout entière ; son courage croissait avec les périls, et ses lumières avec son ardeur. A la nuit qu'il fallut passer en présence des ennemis , comme un vaillant capitaine, il reposa le dernier, mais jamais il ne reposa plus paisiblement. A la veille d'un si grand jour, et dès la première bataille, il est tranquille, tant il se trouve dans son naturel ; et on sait que le lendemain, à l'heure marquée, il fallut réveiller d'un profond sommeil cet autre Alexandre. Le voyez-vous comme il vole ou à la victoire ou à la mort?
Source : Gallica

J. Aymard Souvenirs de l'armée d'Orient… (1858)

La mort a enlevé à la tranchée, le 23 juillet 1855 , le marquis de Villeueuve-Trans, qui, entraîné par un élan irrésistible, renonçant à la carrière diplomatique, où il promettait de se distinguer, et s'arrachant à la tendresse d'une mère désolée, allait, à vingt-neuf ans, réclamer comme simple soldat sa part de gloire et de dangers au milieu de notre brave armée d'Orient. Nommé caporal au 3e régiment de zouaves, et bientôt sous-officier, il n'ambitionnait pas d'autre position que celle où il pourrait déployer ce zèle, ce courage, ce dévouement dont il était animé.
Source : Gallica

J. Aymard Les vertus militaires (4e édition… (1871)

De ces grands hommes, le plus grand, le plus justement célèbre, c'est Godefroi de Bouillon, chef de la première croisade. Il offre le type des vertus militaires; car il.réunissait en lui la valeur, la prudence, la générosité, la foi en Dieu, la douceur envers le faible. Fidèle à sa parole, libéral, affable, plein d'humanité, les princes et les chevaliers le regardaient comme leur modèle, les soldats comme leur père; tous les guerriers voulaient combattre sous ses drapeaux. Son courage n'était pas seulement de la force physique, il devait tout à la grandeur de son âme.
Source : Gallica

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