Bataille de l'Aima

Définition et enjeux

J.-P. Bédarrides Journal humoristique du siège de Sébastopol… (1868)

La bataille de l'Aima offre un magnifique exemple de l'excellence de l'assaut par inspiration, comparé à l'assaut balistique, prôné par certains théoriciens de l'école allemande. Suivant leur tempérament, les Anglais, par bataillons serrés, et de front attaquèrent les redoutes russes. Les Francais marchèrent en tirailleurs dans un désordre apparent, et prêtant le moins possible le flanc aux mousquetades et aux feux dominants de l'artillerie ennemie ; la différence de ces deux moyens de victoire se traduisit, à la fin, par une différence notable en notre faveur, de morts et de blessés
Source : Gallica

Eugène Pick Les fastes de la guerre d'Orient… (1857)

Le 17, nos troupes ont pris possession du plateau qui se trouve devant le point d'attaque
dans l'opinion unanime du peuple russe, les alliés ne seraient pas plus près de réaliser leurs espérances qu'avant cette conquête. C'est une guerre terrible que celle qui a commencé à la bataille de l'Aima. Non, c'est plus qu'une guerre : c'est la première phase d'une nouvelle époque historique.
Source : Gallica

Henri de Giustiniani Commentaire sur les opérations militaires en Crimée (1857)

Quoi qu'il en soit, il est difficile de croire que le manque de cavalerie fût la seule cause de l'inaction des alliés, pendant deux jours, sur le champ de bataille de l'Aima. Une poursuite immédiate de cavalerie entre l'Aima et la Katchà aurait, sans doute, occasionné des pertes à l'adversaire ; mais, pour lui imprimer un caractère décisif, il aurait fallu l'appuyer par la marche offensive de toute l'armée, afin de pousser les Russes l'épée dans les reins jusque dans
Sébastopol, et, autant que possible, d'y pénétrer pêle-mêle avec eux.
Source : Gallica

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