Eugène Woestyn

Élements biographiques

Eugène Woestyn Le livre de la dentelle, ou Manuel de la dentelière (1852)

Plus serrée, plus solide que ses rivales, la valenciennes jouit d'une extrême popularité; elle époussète les bottines de la femme élégante et arrondit son gracieux réseau autour du cou blanc de la pimpante grisette, c'est l'angleterre de la mansarde et l'alençon de l'atelier.
Moins coquette que la malines, la valenciennes par la régularité de ses dessins rappelle les traditions anciennes de la dentelle ; elle se fait comme
elle au fuseau, d'une seule fois, fond et broderie, tantôt à maille ronde, tantôt à maille carrée.
Source : Gallica

Eugène Woestyn Guerre d'Orient : les victoires et conquêtes des armées alliées… (1856)

Insensiblement, de gros nuages noirs s'amoncèlent au sud de l'horizon, le vent s'élève et, avec lui, une forte houle; en prévision du mauvais temps, l'amiral signale aux navires les plus rapprochés de la plage de mouiller au large. Le Caton et le Roland les remorquent successivement, puis, cette tâche accomplie, ils mouillent eux-mêmes dans le sud de l'escadre, pour parer aux brûlots. À la nuit, le grain indiqué par l'état de l'atmosphère éclate; le vent siffle de l'ouest; la lame est grosse et crache son écume jusqu'au pied des falaisès
Source : Gallica

Eugène Woestyn Le livre de la dentelle, ou Manuel de la dentelière (1852)

Le léger fil de lin se brisait sous l'implacable étreinte de l'engrenage, et la quinte convulsive du piston déchirait les délicates fleurettes du tissu. Ce qu'il faut à cette fabrication, c'est la dextérité mignonne de la femme, c'est son admirable patience, c'est encore et surtout ce goût exquis qui se rencontre instinctivement chez elle et au plus haut degré. C'est qu'en effet, si une industrie veut de la grâce, c'est la dentelle.
Source : Gallica

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