Résumé

Eugène Woestyn Le livre du découpage à table, ou Manuel de l'écuyer tranchant (1852)

Assaisonnées de poivre, de sel et d'un jus de
citron, ces rôties accompagnent dignement la chair de la bécasse. Pour la découper, vous enlevez d'abord les ailes, les cuisses, et vous séparez ensuite le croupion de la carcasse. L'aile est le morceau le plus délicat, mais la cuisse a plus de fumet. Ne jetez pas la carcasse, vous commettriez une hérésie culinaire de la plus haute gravité; pilée dans un mortier, cette carcasse vous donnera une purée qui relèvera singulièrement votre première sauce noire.
Source : Gallica

Eugène Woestyn Le livre du découpage à table, ou Manuel de l'écuyer tranchant (1852)

Brillat-Savarin s'installe au coin de l'être, et, pendant que le Vatel de grande route a le dos tourné, fouille avec une lardoire dont il s'est emparé, les flancs du rôti ; un sang généreux s'échappe des blessures, il multiplie ses coups, pas un coin n'échappe à sa terrible lardoire cent fois plus meurtrière que les Balizarde et Durandal des romans chevaleresques, le jus ruisselle, parfumant délicieusement les organes olfactifs de l'audacieux assassin, mais bientôt ce dernier est obligé d'imposer silence à son acharnement
Source : Gallica

Eugène Woestyn Le livre du découpage à table, ou Manuel de l'écuyer tranchant (1852)

Je pense comme Brillat-Savarin mon maître, que la conquête du café a été au moins aussi utile à la société et à la civilisation que la conquête de la Grande-Bretagne et que la conquête de la nouvelle planète. O hommes, quand saurez-vous donc connaître et choisir, pour les honorer dignement, les plus utiles des grands génies !
Source : Gallica

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