Résumé

Clarisse Juranville La civilité des petites filles

Se tournant vers sa mère, il ajoute :
— J’ai pensé tout de suite qu’un chaud manteau ferait bien l’affaire de notre Jeannette ; qu’en dites-vous, maman ?
— Cher enfant ! murmure la mère attendrie.
On cause, et, après quelques instants :
— Mes amis, dit Mme Ménart, je vous laisse ; je suis sans inquiétude pour la mignonne. Quant à vous, vous avez l’aisance, le calme, le contentement et par-dessus tout vous vous aimez, vous vous dévouez les uns pour les autres : c’est le bonheur ! Si noire société comptait beaucoup de familles comme la vôtre, ce serait le paradis...
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Clarisse Juranville La civilité des petites filles

Soit qu’ils défendent, soit qu’ils ordonnent, l’enfant doit obéir sans réplique et se conformer avec empressement à leur volonté. La bonne grâce double le prix de l’obéissance. On l’a dit avec raison : l’obéissance est l’amour filial en action, et l’amour se prouve par l’effort et le sacrifice. A l’enfant désobéissant qui prétend aimer ses parents, on peut dire : Tu te trompes, mets ta conduite en rapport avec tes paroles et l’on le croira. L’enfant qui ne sait pas obéir à son père et à sa mère, ne les sait pas aimer, c’est un ingrat.
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Clarisse Juranville La civilité des petites filles

Mme Ménart est à l’aise tout de suite, car Mme Morel s’empresse, tandis que M. Morel s’incline en lui approchant une chaise, et que l’un des enfants lui met un petit tabouret sous les pieds. Dans cet intérieur, où règne un certain confortable, où tout plaît aux regards tant c’est propre et rangé, il n’y a que des visages agréables. Même la petite malade est souriante, afin de ne pas tourmenter ses bons parents, et Mme Ménart l’entend dire :
— Petite mère, j’ai bien chaud, mais je ne me découvre
pas, puisque le médecin l’a défendu.
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