Le terme « sourd-muet » désignait historiquement une personne sourde utilisant une langue des signes ou incapable de parler. Ce concept, souvent lié à une vision limitée de l'autre, a été analysé par plusieurs auteurs qui ont mis en évidence les capacités intellectuelles et communicatives des sourds.
Marius Magnat soulignait ainsi la suprématie de la langue des gestes comme outil de réflexion, tandis que Charles-Michel de L’Épée remettait en cause l'idée d'une absence de raison chez ces individus. Louis-Pierre Paulmier illustrait, quant à lui, la richesse de leur expression par le biais des gestes. Aujourd’hui, le terme « sourd-muet » est progressivement remplacé par « sourd » pour refléter une identité reconnue et une capacité à s'exprimer par des moyens non oraux.