Résumé

Statue de l'abbé de l'Epée, oeuvre de M. Félix Martin… (1879)

Seul, dans la pâle ébauche il vit un être humain; Dans le regard éteint il ralluma la flamme Et dans le corps inerte il fit palpiter l'âme !
Il est difficile d'exposer en aussi peu de mots, — sans parler du charme de leur musique, — l'admirable mission de l'abbé de l'Epée dans le monde, la sympathie qu'inspire le sourd-muet dont l'âme, à l'appel de l'illustre instituteur, sort de sa prison, et la gloire de l'auteur de la statue qui, par son œuvre et par les sentiments qui l'ont inspirée, incorpore définitivement les sourds de naissance dans les bons rangs de la société civilisée.
Source : Gallica

Statue de l'abbé de l'Epée, oeuvre de M. Félix Martin… (1879)

A l'abbé de l'Epée appartient l'honneur, osons dire la
gloire, d'avoir fondé pour les sourds-muets la première école qui ait jamais existé, école érigée après sa mort en Institution nationale, et dont l'imitation plus ou moins fidèle en France et à l'étranger, en Europe et en Amérique, même en Asie, dans la province du Bengale, est devenue, en moins d'un siècle, un moyen de régénération universelle pour tous les malheureux privés, en naissant, des dons de l'ouïe et de la parole.
Source : Gallica

Statue de l'abbé de l'Epée, oeuvre de M. Félix Martin… (1879)

Le sourd-muet n'a jamais entendu la voix de sa mère, il n'entendra pas celle de son enfant, ni celle de son ami, ni celle de sa patrie ; car la patrie a une voix dont le silence est pour nous un cruel supplice, c'est celle qu'on nomme si justement la langue maternelle. Le sourd-muet la lit sur les lèvres de ses semblables ou dans les livres, il la parle même, il ne l'entend pas. Il n'entend la voix humaine ni quand les hommes se parlent entre eux, ni quand ils parlent à Dieu par la voix de la prière.
Source : Gallica

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