Langue maternelle

Définition et enjeux

Portrait de Marcel Prévost Marcel Prévost,  Revue des Deux Mondes

“ Une fois que vous savez la langue étrangère à peu près comme, on sait sa langue maternelle à sept ans, — c’est-à-dire que vous possédez un ample vocabulaire, et que les flexions et les tournures vous sont familières, — alors, il sera temps (comme on le fait pour la langue maternelle) d’aborder l’étude analytique. Alors la grammaire de l’agrégé pourra vous être utile, malgré sa méchante méthode : car elle vous parlera des choses que vous savez, et vous trouverez en votre mémoire la corroboration pratique de son enseignement... ”
Source : Wikisource

Portrait de Marcel Prévost Marcel Prévost,  Revue des Deux Mondes

“ Notre enfance sera d’autant plus riche d’idées, d’autant plus compréhensive ; elle poussera d’autant plus vite et plus loin son enquête sur le monde extérieur que nous saurons plus tôt, et plus à fond, notre langue. Aussi fut-il criminel d’affaiblir votre âpre et utile apprentissage de la langue maternelle en vous embarrassant de mots, de tournures, d’accens étrangers. On est arrivé à ce mirifique résultat que vous savez un peu, — très peu d’allemand ou d’anglais, — mais que vous ne savez guère plus de français. ”
Source : Wikisource

Portrait de Victor de Laprade Victor de Laprade,  De l'Enseignement des langues anciennes considéré comme base des études classiques… (1852)

“ L'initiation suprême, celle de laquelle toutes les autres dépendent, c'est l'acquisition de la langue maternelle. Des conditons particulières de pureté, de noblesse, d'élégance, de profondeur avec lesquelles la langue maternelle a été enseignée, disons mieux, révélée à un enfant, dépend le niveau de son intelligence et même de son sens moral. L'homme destiné au ministère de la parole reçoit son style dès le berceau avec le langage de sa mère. ”
Source : Gallica

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