Résumé

Allumez vos lampes, s’il vous plaît…

Mettre comme point de départ à l’éducation de l’enfant que, s’il veut réussir dans le monde des affaires, il doit se développer, non pas dans le sens de ses qualités héréditaires, mais dans le sens d’une race qui n’est pas la sienne ! Lui faire croire que sa langue, sa mentalité, ses traditions ancestrales, rien de cela ne peut le préparer à l’avenir, mais qu’il lui faut établir une solution de continuité entre l’âme de ses pères, le génie de sa race, et son âme à lui, son tempérament, son éducation personnelle !
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Allumez vos lampes, s’il vous plaît…

Mais pour revenir à ma première idée, s’il faut connaître l’anglais pour n’importe quelle position, faut-il donc que l’anglais envahisse le cerveau de l’enfant au seuil de l’école où il entre à sept ans ? L’anglais, comme toutes les autres connaissances qui viennent se greffer sur la formation première, ne s’apprendra-t-il pas mieux quand cette première formation aura développé la capacité d’apprendre ? Est-ce que tous nos hommes publics qui ont fait l’honneur de notre race n’ont pas appris l’anglais, règle générale, après avoir acquis la première formation dans leur langue maternelle ?
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Allumez vos lampes, s’il vous plaît…

Les gouverneurs anglais du Canada, n’ont-ils pas été presque tous parfaitement familiers avec le langage des Canadiens français ? « Voyez ces hommes instruits qui nous arrivent d’Angleterre, » disait l’autre soir l’honorable L.-A. Taschereau à l’Académie Commerciale, « voyez ces hommes instruits et qui parlent un français si pur, leur langue maternelle en a-t-elle souffert ? » « je connais, » dit l’honorable juge E. Fabre-Surveyer, « un consul de France dont les enfants, tout jeunes encore, parlent le français, l’anglais et l’allemand avec une remarquable correction. »
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