Université de Montréal

Définition et enjeux

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin Universités transatlantiques

Les catholiques eussent fondé de leur côté un collège ; d’autres encore se seraient élevés peu à peu et l’Université de Montréal serait devenue un foyer de science et de travail, un véritable Oxford colonial.
Il fallut se résigner à élever le collège sans l’Université ; une charte royale lui fut octroyée, mais les difficultés financières étaient grandes et l’institution, presque réduite à sa Faculté de médecine, périclita jusqu’au jour où un groupe d’hommes zélés entreprirent de la relever et d’assurer définitivement son existence.
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Allumez vos lampes, s’il vous plaît…

On peut se perfectionner en imitant ce qu’il y a de bon chez les autres ; mais on ne peut que compromettre les plus belles qualités en copiant servilement ceux qui ont une nature différente.
N’aurions-nous pas raison d’appliquer à tout degré de notre enseignement ce qu’un député, M. Amédée Monet, disait de l’Université de Montréal : « Notre Université devra être canadienne-française ou elle sera incolore... Quand nous serons comme tout le monde, nasillant le credo du “How to make money,” nous disparaîtrons comme race distincte. »
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Portrait de Lionel Groulx Lionel Groulx Mes mémoires

À l’Université, on flaire étroitesse d’esprit. On décide de faire ce que l’on appelle un test. Le chanoine Chartier, vice-recteur et le secrétaire général, Édouard Montpetit, prient l’abbé Groulx de poser sa candidature. Ces Messieurs de la bourse Carnegie, estime-t-on, n’écarteront pas si facilement le professeur d’histoire du Canada à l’Université de Montréal. Je m’exécute et propose mon sujet d’étude : « Étude de l’histoire parlementaire du Bas-Canada d’après la correspondance des hommes d’État britanniques ».
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