Jacques de Baudoncourt

Élements biographiques

Jacques de Baudoncourt Le curé Labelle

Gagnerait-il cela aux États-Unis ?
Quelle différence entre le sort du colon et celui de l’ouvrier des manufactures ! En défrichant, vous travaillez chez vous et pour vous. Vous ne dépendez que de vous-même, de votre volonté, de votre courage. Vous n’avez pas à subir les caprices d’un maître bourru, impitoyable ; vous n’êtes pas l’esclave d’une machine qui se détraque et peut vous broyer au moindre accident, vous n’avez pas à respirer les gaz délétères des mines et de l’industrie, vous n’êtes pas exposé à manquer d’ouvrage et à consommer en quelques jours l’épargne de plusieurs mois.
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Jacques de Baudoncourt Le curé Labelle

Avec les idées modernes qui ont envahi les deux mondes, la présence d’un prêtre dans un conseil souverain est chose rare et extraordinaire ; il faut que cet homme ait eu bien du mérite pour devenir l’objet d’une exception aussi honorable qu’elle est justifiée. Il a montré d’une manière éclatante que l’Église n’a rien d’incompatible avec le progrès matériel et qu’elle est toujours la meilleure éducatrice des peuples. L’idée fixe du curé Labelle a été le développement de l’influence française dans les pays qui furent découverts et possédés longtemps par des Français.
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Jacques de Baudoncourt Le curé Labelle

Enfin, celui qui doit se faire colon, c’est le fils du cultivateur qui ne peut s’établir avec avantage près de ses parents. Il est obligé de s’éloigner. Pourquoi s’en irait-il aux États-Unis consumer sa jeunesse à poursuivre une fortune qui lui échappera toujours ? S’il a du cœur et du courage, qu’il prenne la hache et s’avance dans la forêt sur ces belles terres qui attendent le défrichement pour se couvrir de riches moissons. C’est dans nos cantons du Nord que se trouve la Californie pour les Canadiens, chaque lot y renferme un trésor.
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