Lionel Groulx,
L’appel de la race
“ À ce moment un homme entra dans sa vie qui devait y exercer une action profonde. C’est alors que Lantagnac se mit à fréquenter le Père Fabien. Depuis quelques temps, du reste, l’avocat ne savait trop quel vague malaise, quelle nostalgie d’un passé qu’il croyait éteint, l’agitait jusqu’au fond de l’âme. Serait-il le jouet d’une simple illusion ? Il sent qu’avec l’amour de sa race envolé, un coin de son cœur lui est froid comme s’il était mort. Il lui paraît que tout son esprit est désaxé, que sa mystique anglo-saxonne se dissout comme une creuse idéologie. ”

