Lionel Groulx,
Si Dollard revenait
“ Avez-vous songé qu’au début de son sacrifice, il a dû mettre, de toute nécessité, cette option initiale ? Rien ne l’obligeait d’aller jusqu’à la mort. Et nul ne va jusque là sans un motif qui suffise à ce dévouement. Si Dollard a choisi de mourir pour la Nouvelle-France, c’est sans doute qu’elle lui apparaissait comme un prolongement de l’ancienne, mais c’est aussi qu’il l’aimait déjà comme une patrie, c’est qu’il voyait en elle le pays d’élection de sa jeunesse ardente, celle qui aurait sa pensée et son labeur et qui perpétuellement garderait ses os. ”
