Résumé

Abel Joire De la dignité de la profession médicale… (1866)

De là découle ce fait que la dignité est complètement subordonnée au dévouement, au sacrifice.
On conçoit qu'au point de vue de l'économie sociale, il doive en être ainsi ; car si la dignité, sous une autre acception, peut être définie le témoignage de vénération rendu par l'homme à l'homme, le dévouement à la société doit seul en être l'objet.
Tout acte qui n'a pour fin que l'intérêt personnel n'a pas droit à ce titre, et quiconque fait valoir à cet égard les sacrifices dirigés uniquement par l'égoïsme, commet une erreur ; la société ne lui doit rien, il n'a rien fait pour elle.
Source : Gallica

Abel Joire De la dignité de la profession médicale… (1866)

Le médecin est à son poste, il voit tout et pourvoit à tout ; au milieu des plus terribles ravages il cherche toujours ce qui peut conjurer le mal, et, ne perdant jamais tout espoir, il n'hésite pas à demander aux affreux débris de la mort le secret de tant de victimes. Cette recherche, la plus dangereuse et la plus importante à la fois ne l'a jamais rebutée, et c'est à elle qu'on a dù une notion plus complète du mal et le succès parfois de médications jusques-là ignorées. Mais aussi que de victimes d'un pareil dévouement!...
Source : Gallica

Abel Joire De la dignité de la profession médicale… (1866)

Mais ce dévouement si étendu qu'il soit, n'a pas droit encore aux honneurs de la dignité publique.
L'homme, borné dans le temps, se perpétue par la famille, et l'amour qu'il porte autour de lui, n'est que l'expansion de l'amour de lui-même ; ce ne serait donc qu'une forme d'égoïsme. Là, d'ailleurs, il reçoit, dans le cercle restreint où s'est déployée sa sollicitude, l'hommage d'une vénération et d'un respect qui n'a nulle part une plus haute expression ; grande est la dignité de l'homme dans la famille : il en est le fondateur et le soutien
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature