Georges Rodenbach,
La Jeunesse blanche
“ Et s’en faisait un nimbe, une souple auréole, Auréole d’or pâle, auréole de clair De lune avec laquelle il avait toujours l’air D’un Saint comme on en voit peints dans les vieilles bibles... — Tel le poète, aussi, tisse ses vers flexibles Pour occuper ses doigts dans l’attente du ciel, Et de ces brins de paille, il ceint son front profane Et s’en nimbe, par jeu, comme d’un or réel, Auréole d’un or fragile, qui se fane ! ”
