Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Résumé

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Contes fantastiques

Mais depuis qu’Alban est mon seigneur et maître, il me semble que ce n’est que par lui que je peux aimer plus ardemment et plus profondément mon Hypolite. J’imagine avoir la puissance de m’élancer vers lui, tel que son génie protecteur, et de le couvrir de mes prières comme un séraphin de son aile, de manière à déjouer toutes les trahisons du démon du meurtre. Alban, l’homme excellent et sublime, me conduira dans ses bras comme une épouse sanctifiée par cette vie de spiritualisme ; mais l’enfant inexpérimenté peut-il se hasarder sans son maître dans les orages du monde ?
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Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Contes fantastiques (1843)

Félizita, c'était l'être idéal, la création fantastique, l'ange aux ailes blanches et diaphanes ; c'était quelque chose de si aérien, de si pur, de si insaisissable, qu'il ne fallait qu'un souffle pour en ternir l'éclat ou pour faire évanouir la vision céleste. Mais Dorina, c'était la grâce toujours présente, sans cesse ornée des plus piquantes séductions ; c'était une femme créée pour aimer et pour être aimée, pour donner et recevoir toutes les joies de la vie. En face d'elle, Traugott sentait frissonner tout son être ; une flamme mystérieuse embrasait toutes ses facultés
Source : Gallica

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Contes fantastiques

Il vint se rasseoir dans le fauteuil, le regard glorifié, et, les mains jointes, se mit à prier mentalement.
Au bout de quelques minutes, il me dit de cette voix douce et allant au cœur dont il possédait si bien le secret : « Eh bien ! cousin ? » — Pénétré tout à la fois d’horreur, de crainte et d’un saint respect mêlé d’amour, je tombai à ses pieds et baignai de larmes brûlantes la main qu’il me tendit. Le vieillard m’ouvrit ses bras, et pendant qu’il me pressait tendrement contre son cœur, il me dit avec effusion : « À présent nous allons dormir bien paisiblement, cher cousin ! »
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