Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes fantastiques
“ Mais depuis qu’Alban est mon seigneur et maître, il me semble que ce n’est que par lui que je peux aimer plus ardemment et plus profondément mon Hypolite. J’imagine avoir la puissance de m’élancer vers lui, tel que son génie protecteur, et de le couvrir de mes prières comme un séraphin de son aile, de manière à déjouer toutes les trahisons du démon du meurtre. Alban, l’homme excellent et sublime, me conduira dans ses bras comme une épouse sanctifiée par cette vie de spiritualisme ; mais l’enfant inexpérimenté peut-il se hasarder sans son maître dans les orages du monde ? ”
