Théophile Gautier,
Contes fantastiques traduits par X. Marmier…
(1878)
“ Tout à coup il aperçoit une ombre qui semble sortir de l'appartement d'Annonziata et se glisser vers l'escalier : c'était Michel Sténo qui venait de quitter sa maîtresse. Une horrible pensée traverse le cœur de Falieri ; il s'élance sur Sténo, le poignard à la main, en prononçant le nom d'Annonziata. Mais le jeune patricien, plus fort et plus souple que le vieillard, le renverse d'un coup de poing sur le carreau, et s'enfuit en riant et en répétant : « Annonziata! Annonziata! » Le vieillard se releva, l'enfer dans le cœur, et se dirigea fers la chambre de sa femme. ”
