Jean-François Regnard,
Le Panthéon populaire illustré…
(1852)
“ LA COMTESSE, ANGÉLIQUE, NÉRINE. LA COMTESSE. On dit partout, ma sœur, qu'un peu moins prévenue , Vous épousez Dorante. ANGÉLIQUÏ. Oui, j'y suis résolue. LA COMTESSE. Mon cœur en est ravi. Valère est un vrai fou, Qui joûrait votre bien jusques au dernier sou. ANGÉLIQUE. D'accord. LA COMTESSE. J'aime à vous voir vaincre votre tendresse. Cet amour, entre nous, était une faiblesse; Il faut se dégager de ces attachements, Que la raison condamne, et qui flattent nos sens. ANGÉLIQUE. Il est vrai. LA COMTESSE. Rien n'est plus à craindre dans la vie Qu'un époux qui du jeu ressent la tyrannie. ”
