Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Résumé

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,  Contes d'Hoffmann (1881)

“ Oui – dà, reprit Pietro, j'y ai, certes, bien songé, et plus d'une fois, mais, comme dit le proverbe, qui ne risque rien n'a rien. Or, je suis dans ce cas-là. La pauvreté donne du coeur. Si je tombe de là-haut, d'ailleurs, ma fortune sera faite.
– Mais, poursuivit Antonio, si, sans risquer tes jours, tu trouvais l'occasion de gagner une bonne poignée de sequins d'or, accepterais-tu ?
– Des deux mains ! s'écria Pietro ; mais qui donc, si ce n'est pas le diable en personne, me gratifierait d'une pareille aubaine ?
– Moi, reprit Antonio. – Tiens, voilà cent sequins tous
neufs.
”
Source : Gallica

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,  Contes d'Hoffmann (1881)

“ Je me vengeais de leurs dédains en flagellant leurs ridicules, et aujourd'hui je leur pardonne, Capuzzi, car votre coeur me réconcilie avec eux.
– Maître Salvator, dit Capuzzi, tous les Romains n'ont pas été injustes envers vous, car, si je détestais votre personne, je n'ai jamais nié votre génie. Soyons amis ! Je ne forme plus qu'un voeu, c'est de finir mes jours auprès de Marianna et de l'époux qu'elle a choisi. Un oncle de mon âge est un père, et j'espère qu'Antonio, malgré qu'il soit devenu un artiste célèbre, ne refusera point de friser lui-même, chaque dimanche, ma moustache grise.
”
Source : Gallica

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,  Contes d'Hoffmann (1881)

“ Je ne me sens plus le courage de me présenter devant maître Martin, car son refus serait pour moi un arrêt de mort !.
– Bah ! fit Reinhold en détournant ses regards ; est-ce que l'on meurt si follement ? et un garçon de coeur, comme toi, doit-il se créer à l'avance des chimères qui l'affligent ? Avant tout, dis-moi franchement si la fille de maître Martin a reçu l'aveu de ton amour, et si elle t'a permis quelque espérance.
– Jamais ? s'écria Frédéric. J'ai gardé mon secret dans mon coeur.
– Tant mieux ! repartit Reinhold avec un geste qui fit reculer son compagnon.
”
Source : Gallica

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