Felix Lope de Vega, Théâtre de Lope de Vega
“ Benjamin. Ne pleure point, seigneur ; songe que tu fais outrage à cette valeur avec laquelle autrefois tu luttas victorieusement contre un ange. Ce que Dieu t’a promis ne saurait te manquer, et tu dois compter sur ses promesses tant que dureront le ciel et la terre. Que peux-tu craindre, toi qui as vu Dieu face à face ? Qui pourrait t’offenser, toi qui as été vainqueur d’un géant divin [28] ? Jacob. Ô mon fils, tu ne me laisses pour consolation que des souvenirs bien éloignés. Mais tu veux partir, Benjamin... Eh bien, pars, et que mon âme aille avec toi ! ”
