Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et je lui dis : « Par Allah ! ô derviche, si tu ne veux pas que je me sépare de toi le cœur mal satisfait, et cela pour une chose si futile, après tout ce que tu m’as accordé d’important, tu n’as qu’à m’enduire l’œil droit avec cette pommade ; car moi je ne saurais pas. Et d’ailleurs je ne te lâcherai qu’à cette condition. » Alors le derviche devint bien pâle, et son visage prit un air de dureté que je ne lui connaissais pas, et il me dit : « Tu te rends aveugle de tes propres mains. » Et il prit un peu de la pommade et me l’appliqua autour de l’œil droit et sur la paupière droite. ”
