Contes arabes tirés des "Mille et une nuits" (1873)
“ Je ferai venir chez moi tout ce qui se trouvera dans la ville de joueurs d'instruments, de danseurs et de danseuses. Je n'en demeurerai pas là, et j'amasserai, s'il plaît à Dieu, jusqu'à cent mille drachmes. Lorsque je me verrai riche de cent mille drachmes, je m'estimerai autant qu'un prince, et j'enverrai demander en mariage la fille du grand vizir, en faisant représenter à ce ministre que j'aurai entendu dire des merveilles de la beauté, de la sagesse, de l'esprit et de toutes les autres qualités de sa fille, et, enfin, que je lui donnerai mille pièces d'or. ”
