Résumé

Contes arabes tirés des "Mille et une nuits" (1873)

Je ferai venir chez moi tout ce qui se trouvera dans la ville de joueurs d'instruments, de danseurs et de danseuses. Je n'en demeurerai pas là, et j'amasserai, s'il plaît à Dieu, jusqu'à cent mille drachmes. Lorsque je me verrai riche de cent mille drachmes, je m'estimerai autant qu'un prince, et j'enverrai demander en mariage la fille du grand vizir, en faisant représenter à ce ministre que j'aurai entendu dire des merveilles de la beauté, de la sagesse, de l'esprit et de toutes les autres qualités de sa fille, et, enfin, que je lui donnerai mille pièces d'or.
Source : Gallica

Contes arabes tirés des "Mille et une nuits" (1873)

DU KHALIFE HAROUN-ALRASCHID
Parfois nous sommes dans des transports de joie si extraordinaires, que nous communiquons d'abord cette passion à ceux qui nous approchent, ou que nous participons aisément à la leur. Quelquefois aussi, nous sommes dans une mélancolie si profonde, que nous sommes insupportables à nous-mêmes, et que, bien loin d'en pouvoir dire la cause si on nous la demandait, nous ne pourrions la trouver nous-mêmes si nous, la cherchions.
Le khalife était, un jour, dans cette situation d'esprit, quand Djafar, son grand vizir fidèle et aimé, vint se présenter devant lui.
Source : Gallica

Contes arabes tirés des "Mille et une nuits" (1881)

Je consens de bon cœur qu'il croie que vous lui êtes redevable de la moitié de votre bonne fortune, par le moyen de la dernière somme, pourvu qu'il tombe d'accord que j'y ai contribué de l'autre moitié, par le moyen du morceau de plomb que je vous ai donné, et qu'il ne révoque pas en doute le précieux diamant trouvé dans le ventre du poisson.
— Sad, reprit Sadi, je veux ce que vous voulez, pourvu que vous me laissiez la liberté de croire qu'on n'amasse de l'argent qu'avec de l'argent.
Source : Gallica

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