Résumé

Saʿadī Gulistan, ou Le parterre de fleurs du cheikh Moslih-Eddin Sadi de Chiraz (1834)

Quoique graves et taciturnes, les Persans ont un caractère aimable. Ils sont très-enclins aux passions amoureuses. Ils sont plus polis que les Turcs et les Arabes, dit Niebuhr, et c'est à juste titre qu'on les appelle les Français de l'Orient.
Ils veulent par-dessus tout vivre et jouir. L'humeur guerrière les a quittés, dit Chardin, ils sont uniquement pour la volupté. Ils sont tolérants et humains pour les étrangers, si on en excepte les ecclésiastiques du pays qui se mettent en guerre avec ceux qui ne professent pas leurs sentiments. Ils sont les plus civilisés de l'Orient.
Source : Gallica

Saʿadī Gulistan, ou Le parterre de fleurs du cheikh Moslih-Eddin Sadi de Chiraz (1834)

Le sulthan, transporté de joie à la vue de la beauté de ce poisson, ordonna à son vizir que l'on donnât mille dinars au pêcheur.
Le vizir qui prenait la dangereuse liberté de dire la vérité au roi, lui dit tout bas : Il y a beaucoup de pêcheurs, et la mer est pleine de poissons ; si pour chaque poisson le roi accorde la faveur de mille dinars, tout l'or du trésor et du royaume ne suffira pas pour les payer; on sait ce que vaut un poisson, et la faveur doit être proportionnée au mérite.
Source : Gallica

Saʿadī Gulistan, ou Le parterre de fleurs du cheikh Moslih-Eddin Sadi de Chiraz (1834)

L'histoire ancienne de Perse est comme les histoires anciennes de tous les peuples, où des vérités sont mêlées et confondues avec des fables, qui sont presque toujours des prodiges. L'histoire persane rapporte que Dhohâq, prince qui régnait sur la partie septentrionale de l'Arabie, détrôna Djemchîd, roi de Perse ; qu'un jour un génie malfaisant ayant baisé ses deux épaules, sa bouche y fit naître deux dragons, un sur chacune d'elles; que la science des médecins échoua dans l'entreprise de la guérison de ce mal
Source : Gallica

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