Jean-Baptiste Du Halde, Description de la Chine
“ Ayant ainsi pour nous le Ciel et le peuple, nous renversâmes sans peine l’empire de Hia. Ce n’est pas que le Ciel ait eu pour nous une affection déréglée ; c’est que le Ciel est toujours pour cette vertu pure et solide. Ce n’est pas que nous ayons brigué les suffrages du peuple ; c’est que le peuple ne peut résister à une telle vertu. Quand on s’est consacré tout entier à la sagesse, tout réussit, on est toujours content, toujours heureux ; mais quand on ne se donne à la vertu qu’à demi et pour un temps, on éprouve à coup sûr tout le contraire. Le bonheur ou le malheur dépend donc de l’homme ”
