L'aube de l'espérance : choix de poésies tirées des meilleurs auteurs persans… (1909)
“ ATTÂR, Asrâr-nâmè. LE RENARD, OU LES LIMITES DE L'ENDURANCE Un beau matin, un renard tomba dans le piège. L'astucieux animal se prit à réfléchir Et se dit : « Si le chasseur me trouve en cet état, il remettra sur-le-champ ma peau au foulon ». I. La terre! Ce n'est plus qu'un triste et mauvais lieu, Un tripot dégoûtant où l'or a tué Dieu; Où, mourant d'une faim qui n'est point assouvie, L'homme a jauni sa face et décharné sa vie; Où, vidant là son cœur, liberté, ciel, amour, L'infâme a tout joué, tout perdu sans retour. ”
