Joseph Pain

Résumé

Joseph Pain Poésies de M. Joseph Pain (1820)

Si j'ai fait quelque bien , c'était pour t'imiter; J'ai voulu des succès pour mieux te mériter.
Ange envoyé vers nous, ah ! sans ta mort cruelle, Qui m'eût dit que Jenny n'était qu'une mortelle?
Mais tu vivras toujours au cœur de ton amant.
Me voici, chaque jour, près de ton monument; Tu chérissais les fleurs, j'en ai mis un grand nombre; Ces filles du Printemps réjouiront ton ombre.
Regarde ce gazon dont ton corps est couvcrt; Arrosé de mes pleurs, il sera toujours vert.
Mes pleurs. ah! qui jamais en tarira la source?
Contre le désespoir est-il une ressource ?
Source : Gallica

Joseph Pain Poésies de M. Joseph Pain (1820)

La vie est, avec l'or, disait tout haut Plutus, Une éternelle jouissance; Il donne les talens, il donne la science ; On achète jusqu'aux vertus.
Pour le riche on dirait qu'on a fait toute chose ; Tout caresse ses sens, entretient ses plaisirs; Jusqu'à se faire dieu portât-il ses désirs , Chacun se chargerait de son apothéose.
Poëte, mon ami, dissipe ton chagrin; Que de tes maux, le souvenir s'efface; Sois digne d'un meilleur destin ; Parmi mes favoris je te donne une place ; Il est vrai que j'y mets une condition.
Je suis jaloux d'Apollon mon confrère; Le drôle a trop d'esprit.
Source : Gallica

Joseph Pain Poésies de M. Joseph Pain (1820)

Long-temps il habita tes yeux, Parfois ton cœur, souvent ta tête; Comme rarement il s'arrête, Il a logé dans d'autres lieux ; ( Tout est, chez toi, de son domaine) ; Partout l'Amour se promena ; Un jour, ta main toucha la mienne, Et je sentis qu'il était là.
Ne refuse pas l'hôte aimable, L'hôte joli nommé l'Amour ; Ne voit pas qui veut son retour ; L'espérer est peu raisonnable; Mais, avec ta grâce adorable, Seule tu le rendrais constant; Vers toi, jusques à ta vieillesse, Tu verras revenir sans cesse Le revenant.
Source : Gallica

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