Joseph Pain, Poésies de M. Joseph Pain (1820)
“ Si j'ai fait quelque bien , c'était pour t'imiter; J'ai voulu des succès pour mieux te mériter. Ange envoyé vers nous, ah ! sans ta mort cruelle, Qui m'eût dit que Jenny n'était qu'une mortelle? Mais tu vivras toujours au cœur de ton amant. Me voici, chaque jour, près de ton monument; Tu chérissais les fleurs, j'en ai mis un grand nombre; Ces filles du Printemps réjouiront ton ombre. Regarde ce gazon dont ton corps est couvcrt; Arrosé de mes pleurs, il sera toujours vert. Mes pleurs. ah! qui jamais en tarira la source? Contre le désespoir est-il une ressource ? ”
