E. S.

Poésies (1853)

Résumé

E. S. Poésies (1853)

Mon âme aspire à l'éclatante gloire, Pour la porter aux pieds de ta beauté ; J'inscris ton nom au temple de mémoire, Je rêve l'immortalité !
Un dieu m'agite. il m'inspire. il m'éclaire..
Tout se colore au souffle du bonheur, J'aurais, je crois, tout osé Mur te plaire, Appuyé sur ton cœur !
En m'éveillant, l'alouette légère Elève au ciel son joyeux chant d'amour, J'adresse à Dieu mon ardente prière, A l'aurore d'un si beau jour
Un air plus pur m'apporte une caresse, Qui de mon sort efface la rigueur, Je ne saurais redouter la vieillesse, Appuyé sur ton cœur !
Source : Gallica

E. S. Poésies (1853)

La flamme brûlera ton aile, Si tu t'approches de son sein.
Rien n'égalera ta souffrance, En vain j'appelle à mon secours; Je porte encore une espérance.
Prête-moi l'aile des amours.
XXVII
RÊVERIE.
Delia non usquam est.
Tibulle.
Air : Muse des bois et des accords champêtres.
Ange chéri, que dès ma tendre enfance J'entrevoyais sous les traits d'une sœur, Et que plus tard dans mon adolescence, L'amour naissant appelait sur mon cœur; Où te trouver ? T'ai-je vu dans ce monde ?
Je suis ton ombre, et ne puis la saisir; Au dernier jour, que ta voix me réponde, Console-moi.
Source : Gallica

E. S. Poésies (1853)

Ma voix s'altère, Vous nous versez d'excellent vin, Oui, c'est vraiment du chambertin.
Le cidre tarit l'éloquence, On dit qu'il glace les amours ; En mince ou grande circonstance, Le vin est utile toujours.
Dès que la grappe en Normandie Cessa de dorer nos coteaux, Nos ancêtres perdaient la vie, Sans la ressource du Bordeaux.
Plein mon verre!
Ma voix s'altère, Vous nous versez d'excellent vin, Oui, c'est vraiment du chambertin.
Vive le vin ! je me fais gloire De compter parmi ses amis,
Car plus je bois, plus je veux boire, Les méchants sont ses ennemis.
Source : Gallica

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