Jules Barbey d’Aurevilly,
Poussières
(1854)
“ Qu’en un ciel ennuité chaque jour il fait voir... Eh bien, cela m’est doux de la sentir vulgaire, Sa façon de mourir, ce soir ! Car je te hais, Soleil, oh ! oui, je te hais, comme L’impassible témoin des douleurs d’ici-bas... Chose de feu, sans cœur, je te hais comme un homme ! L’être que nous aimons passe et tu ne meurs pas ! L’œil bleu, le vrai soleil qui nous verse la vie, Un jour perdra son feu, son azur, sa beauté, Et tu l’éclaireras de ta lumière impie, Insultant d’immortalité ! Et voilà, vieux Soleil, pourquoi mon cœur t’abhorre ! ”
