“ On a mis quatre-vingts ans à découvrir que M. Jules Barbey d’Aurevilly était, non seulement un homme de grand talent, mais un homme de haut caractère. On a même patiemment attendu qu’il fût mort, mort réellement, mort sans chances de renaître, pour énoncer, de façon formelle, ces deux vérités éclatantes et tardives. Chacun lui rend justice aujourd’hui — il n’y a plus de danger à cela —, sauf deux écrivaillons qui en prennent fort à leur aise avec l’auguste disparu et tournent le portrait « à la blague » . ”
Jules Barbey d'Aurevilly
Définition et enjeux
Jules Barbey d’Aurevilly, écrivain français du XIXe siècle, est réputé pour son style littéraire raffiné et ses récits imprégnés de symbolisme. Son œuvre, telle que Le chevalier Des Touches, examine des tensions sociales et des conflits intérieurs avec une finesse narrative remarquable. Octave Mirbeau souligne tardivement son génie et son tempérament, tandis que Gérard Walch relate son parcours et ses collaborations.
Les propos de Barbey lui-même mettent en lumière une imagination prépondérante, dépassant la raison. Eugène Grelé, quant à lui, aborde ses divergences familiales et ses positions politiques. Cette synthèse des perspectives révèle une figure complexe, à la fois artiste et penseur, dont l’héritage est aujourd’hui apprécié.
Citations sur “Jules Barbey d'Aurevilly”
Gérard Walch, Anthologie des poètes français contemporains
“ Les œuvres de Jules Barbey d’Aurevilly se trouvent chez Alphonse Lemerre. Jules Barbey d’Aurevilly a collaboré à la Revue de Caen (1832) , au Journal des Débats, au Nouvelliste, au Pays, au Réveil (1858) , au Constitutionnel, au Nain jaune, à la Veilleuse, à la Grande Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg, etc. Jules-Amédée Barbey d’Aurevilly, né à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche) le 2 novembre 1808, mort à Paris en 1889, débuta dans les lettres à dix-sept ans par une élégie dédiée à Casimir Delavigne : Aux héros des Thermopyles (1825) . Son premier roman, L’Amour impossible, date de 1841. ”
Jules Barbey d’Aurevilly,
Disjecta membra : extraits de son livre de notes…
(1909)
“ Vous savez, me disait-il, combien la doctrine que vous attribuez à Barbey d'Aurevilly m'est sympathique. Pour moi comme pour vous, elle est la vérité. Je vous félicite de l'avoir produite. Je vous reproche de l'avoir produite sous ce nom-là. Il est fort compromettant pour elle. Il est vrai qu'à énumérer en gros et en général ce que d'Aurevilly a combattu, ce qu'il a soutenu, il apparaît du côté de la raison. Mais ce n'est pas par raison que ce diable d'homme fut raisonnable. La fantaisie, l'imagination furent ses seules maîtresses. ”
