Jules Barbey d’Aurevilly,
Une vieille maîtresse
(1851)
“ Ce qu’éprouve Marigny en ce moment est mieux qu’une passagère et grossière ivresse. Je n’ai pas besoin des sourires noyés d’Hermangarde, de cette bonne pâleur que le bonheur étend sur les joues des femmes dont le cœur est plein, de ces rêveries qui penchent son front tout rayonnant des félicités de son âme, pour m’attester qu’elle est admirablement aimée. Je n’ai besoin que de regarder Marigny. Sa voix, son geste, toute sa personne, ce qu’il dit, ce qu’il ne dit pas, respire l’amour et l’exprime avec la plus irrésistible éloquence. ”
